Brusquement (adverbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adverbe 

XVI e siècle. Dérivé de brusque.
1. Rudement, sans douceur. Il me prit par le bras. Il agit trop .
2. D'une façon soudaine. Elle éclata en sanglots. Il partit . Il est mort .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adverbe 

D'une manière brusque. "Répondre . Faire quelque chose. Il me prit par le bras. Il me quitta ."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adverbe 


D'une manière brusque.
RÉGNIER: « Il lit, et se tournant par la place.... »
D'ABLANCOURT: « Je lançai un peu trop mon foudre contre un philosophe »
    Charger l'ennemi, le charger sans qu'il ait le temps de se reconnaître.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
RAB.: « Le quel entrant »
DESPER.: « Voy-tu cestuy-là qui se promene si ? »

ÉTYMOLOGIE
    Brusque, et le suffixe ment.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adverbe 


D'une manière brusque. "Répondre . Faire quelque chose. Il me prit par le bras. Il me quitta ."
"Charger les ennemis," Les charger promptement et vivement, sans leur donner le temps de se reconnaître.



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adverbe 


D'une manière brusque. "Répondre . Faire quelque chose ". On dit, "Charger les ennemis," pour dire, Les charger promptement et vivement, sans leur donner le loisir de se reconnoître.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adverbe 


D'une manière brusque. "Répondre . Faire quelque chose ." On dit, "Charger les ennemis," pour dire, Les charger promptement & vivement, sans leur donner le loisir de se reconnoître.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Adverbe 


d'Une maniere brusque. "Respondre . faire quelque chose . changer ".




Emplacement dans le dictionnaire :

brunelle
brunet
bruni
brunir
brunis
brunissage
brunissement
brusqué
brusque

brusquer
brut
brutal
brutalement
brutalisé
brutaliser
brutalité
brute
brutus
bruxellois
bruyamment




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Le Mariage de Loti : Rarahu)

...qui rappelait encore les régions tempérées ; l'air était froid, un rideau de nuages immobiles et tout d'une pièce nous voilait le soleil. Ce matin nous avons passé le tropique, et la mise en scène a brusquement changé ; c'est bien ce ciel étonnamment pur, cet air vif, tiède, délicieux, de la région des alisés, et cette mer si bleue, asile des poissons volants et des dorades. Les plans sont changés, nous...


Citation n°2 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...alors je regardais en haut, aveuglé moi aussi, ne percevant plus que par instants la grappe humaine en l'air. Et tout à coup, dans une plus grande secousse, la silhouette de cette grappe se rompit brusquement, changea de forme ; deux corps s'en détachèrent, et tombèrent les bras écartés dans les volutes mugissantes de la mer, tandis qu'un autre s'aplatit sur le pont, sans un cri, comme serait tombé un...


Citation n°3 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...et puis son grand col bleu était froissé et maculé, et son tricot à raies, les mailles rompues, bâillait sur sa poitrine. Il allait et venait, tournant comme une bête enfermée, dérangeant, chavirant brusquement les choses qu'elle avait rangées, les morceaux de pain qu'elle avait économisés. Elle, ayant recouché leur enfant dans son berceau et l'ayant bien couvert, faisait semblant de s'occuper des choses...


Citation n°4 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...Et la houle passe, lente, molle, régulière, patiente, exaspérante. C'est comme de grands dos polis et luisants, qui s'enflent, donnent leur coup d'épaule, vous soulèvent et vous laissent retomber. Brusquement, le soir, il se fait une éclaircie, et une chose noire se dresse tout près de nous, surprenante, inattendue, comme un haut fantôme surgissant de la mer : - ar men du (les pierres-noires) ! Dit notre...


Citation n°5 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...suprême avec lui. Elle avait été longue et cruelle, cette lutte, et je m'étais senti bien près de perdre courage, de l'abandonner à la destinée sombre qui l'emportait. Et puis elle s'était terminée brusquement par de bonnes larmes qu'il avait versées, des larmes qui avaient besoin de couler depuis deux jours, -et qui ne pouvaient pas, tant ses yeux étaient durs à ce genre de faiblesse. -alors on lui avait...


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